Identidades

2007 Outubro 21
by cap

L’iditenté

Les clans des rues, les clandestins
Les cris des chiens hurlent à la ronde
J’suis pas inscrit sur la mappemonde.
Y’a pas de pays pour les vauriens, les poètes et les paladins,
Y’a pas de pays, si tu le veux, prend le mien.

Que Paris est beau quand chantent les oiseaux,
Que Paris est laid quand il sait pas français.

Avec ces sans-papires qui vont bientôt r’partir,
Vers leur pays les chiens
On a tout pris chez eux, y’a plus rien.

Leur rétention en cale de fond
J’en ai même oublié mon ombre,
Je m’promène moins dans vos décombres,
On m’a donné un bout de rien j’en ai fait cent mille chemins,
J’en ai fait cent,
J’en ai fait un.
Un chemin de l’identité, l’iditenté, l’idétiten,
L’itentidé, à la ronde.
Et dans ce flot d’univériens j’aurais plus de nom j’aurais plus rien,
Dis-moi c’est quand, dis-moi c’est quand, que tu reviens.
Que Paris est beau quand chantent les oiseaux,
Que Paris est laid quand il se croît français.

Avec tous ces champs de tir et tous ces fous du tir,
Y visent pas que les lapins, c’est plus du gros sel c’est des :
Tomahawk, des missiles sol-air, ou des Scuds
Et moi avec mon pistolet à bouchons, je pars au front.

Paris sera beau, on chantera les oiseaux,
Paris sera beau, si les oiseaux me notent,
Paris sera beau, car les oiseaux,
Allez, Paris sera beau.
Les Têtes Raides, Gratte Poil, 2000

(Encontrei duas versões ligeiramente diferentes desta letra. Optei por fazer uma terceira.)
No comments yet

Leave a Reply

Note: You can use basic XHTML in your comments. Your email address will never be published.

Subscrever o feed deste comentário por RSS