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Ce n’est pas moi qui clame

16/02/2015

Ce n’est pas moi qui clame, c’est la terre qui tonne,
Gare à toi, gare, car le diable est devenu dément,
Fuis au fond des sources pures et profondes,
Plie-toi dans la plaque de verre,
Dérobe-toi derrière la lumière des diamants,
Sous les pierres, parmi les insectes rampants,
Ô cache-toi dans le pain frais,
Mon pauvre, pauvre ami.
Infiltre-toi dans la terre avec les pluies nouvelles car
C’est en vain que tu plonges ton visage en toi-même
Tu ne pourras jamais le laver que dans l’autre.
Sois la lame de la petite herbe,
Et tu seras plus grand que l’axe de l’univers.

Ô machines, oiseaux, feuillages et étoiles !
Notre mère stérile réclame un enfant.
Mon ami, mon amour d’ami,
Que cela soit terrible ou sublime,
Ce n’est pas moi qui clame, c’est la terre
Ce n’est pas moi qui clame, c’est la terre qui tonne.

Noir Désir, 2005 (original de József Attila)

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